J'avais dans un premier temps pensé répondre à Moratto sur une de ses nombreuses réactions contre le classement Yacast, mais le sujet me paraît mériter un débat plus vaste.
J'entends ici régulièrement dire tout le mal qu'une partie des internautes pensent des classements actuels, qu'il s'agisse du yacast ou du Buzz Chart. Ce seraient juste des classements "promotionnels", ce qui sous-entend que ces classements ne reflètent pas la réalité de ce qui est diffusé en club.
Mais alors à quoi ressemblerait un classement "réel" des titres diffusés en club ??? Pour ma part ça doit faire 4 ans que je ne suis pas allé en boîte, mais à l'époque encore (et au cours de la quinzaine d'années où j'ai fréquenté de nombreuses boites), je n'ai guère relevé de décalage entre la programmation et les classements club, hormis dans quelques clubs spécialisés techno ou rock.
D'ailleurs, les morceaux qui figurent en tête des hits des clubs coïncident, comme dans les années 90 et les années 80, avec les titres dance les plus vendus/téléchargés.
Ce genre de considération me fait un peu penser au hit-parade de feu radio Maxximum, à la fin des années 80/début des années 90, qui offrait un classement certes qualitativement très satisfaisant, mais qui n'avait rien à voir avec la réalité des titres diffusés en club, en radio, ou achetés.
Pour résumer, ce n'est pas parce qu'un classement ne comporte pas les titres qu'on aimerait qu'il comporte qu'il ne reflète pas la (parfois triste) réalité...
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Un Pavé Dans La Mare Des Pourfendeurs Du Yacast (Et Des Autres)
#4
Posté 22 janvier 2010 - 00:48
J'ai l'impression que tous les topics récents ont cette particularité, ce qui me laisserait pencher pour le fait que ce soit automatique. Ca fait assez mal aux yeux, en tous cas !
Sinon, Luchikk, j'ai l'impression que tu te complais bien dans le rôle de l'avocat du diable, travaillerais-tu avec Maître Collard ? :D
Alors oui, ces classements sont essentiellement à but promotionnel, ce qui n'est pas nouveau d'ailleurs, mais c'est un autre débat... ça ne sous-entend pas nécessairement que ce qui y figure ne correspond pas à la réalité de la diffusion de certains panélistes, mais il y a différents points qui sont d'importance, déjà que les enregistrements effectués par les panélistes ne concernent pas la totalité de la programmation d'une nuit, donc que les titres joués (parfois plusieurs fois) pendant l'enregistrement ressortent plus dans les classements que ceux qui le sont hors enregistrement. Ensuite, et c'est surtout la plus grosse différence, chaque classement a sa méthodologie (Yacast 16 semaines etc...) et aucun classement publié n'inclut les titres anciens, or les récurrents et golds ont une place chaque année plus importante dans la diffusion en clubs.
J'en veux pour preuve cet article trouvé sur le site d'Only For DJs, qui a de quoi calmer les ardeurs les plus optimistes concernant le clubbing et la programmation des clubs en France :
http://www.onlyfordj...-clubs-francais
Un classement "réel" proposerait donc beaucoup de vieux titres à des places honorables. Cloclo ou Boney M pourraient donc être classés régulièrement, un peu comme Petit Papa Noël revient au top singles chaque année.
Mais les reproches faits aux panélistes de ces classements et aux sociétés les réalisant dépassent de loin l'irréalisme des classements, c'est aussi un autre débat. Si tu retrouvais dans les clubs fréquentés à peu de chose près les titres présents dans les classements, nul doute que tu choisissais des clubs panélistes parmi les plus disciplinés et assidus.
Deux choses sinon : dire que "les morceaux qui figurent en tête des hits des clubs coïncident, comme dans les années 90 avec les titres dance les plus vendus/téléchargés" est globalement faux pour le terme coïncider, car ils étaient joués et atteignaient leurs meilleures positions en clubs avant de rentrer au top singles et de passer en radio hors émissions spécialisées (sauf les radios atypiques, M40, Maxximum...). Les ventes venaient après le succès en clubs, souvent mêmes elles en découlaient directement. Pour les années 80, ce n'était pas souvent le cas, consulter les classements des 80's sur le site de SMR et les comparer aux Top 50 confirme que les titres dance marchaient très souvent en premier au Top 50. Et pour la période actuelle, il y a vraiment de tout, tout dépend si la promo clubs est faite en amont ou en aval des ventes-passages radios. C'est d'ailleurs un des reproches faits aux panélistes, par exemple beaucoup se mettent juste à diffuser la daube de Ke$ha alors que le succès du titre est déjà là.
Enfin, pour Maxximum, tu dois faire référence au "Must de Maxx", le classement diffusé à l'époque. Comme son nom l'indique, il n'avait absolument aucun lien avec la diffusion de titres en clubs ou les ventes, c'était le classement des titres les plus diffusés sur la station et les plus plébiscités par les auditeurs (qui devaient voter sur minitel !). Le "Tous En Boîte" de M40 partait d'ailleurs d'un principe comparable, être influent et précurseur plutôt qu'établir un constat. Maxximum avait même d'opposé au système des classements clubs que les attachés de presse et les promo-clubs des labels dance français (qui commençaient à prendre de l'importance) n'étaient pas les bienvenus dans les locaux de la station, ainsi la règle était claire dès le départ.
Au passage je répondrai aux autres posts dans les autres topics quand j'aurai plus de temps pour cela.
Sinon, Luchikk, j'ai l'impression que tu te complais bien dans le rôle de l'avocat du diable, travaillerais-tu avec Maître Collard ? :D
Alors oui, ces classements sont essentiellement à but promotionnel, ce qui n'est pas nouveau d'ailleurs, mais c'est un autre débat... ça ne sous-entend pas nécessairement que ce qui y figure ne correspond pas à la réalité de la diffusion de certains panélistes, mais il y a différents points qui sont d'importance, déjà que les enregistrements effectués par les panélistes ne concernent pas la totalité de la programmation d'une nuit, donc que les titres joués (parfois plusieurs fois) pendant l'enregistrement ressortent plus dans les classements que ceux qui le sont hors enregistrement. Ensuite, et c'est surtout la plus grosse différence, chaque classement a sa méthodologie (Yacast 16 semaines etc...) et aucun classement publié n'inclut les titres anciens, or les récurrents et golds ont une place chaque année plus importante dans la diffusion en clubs.
J'en veux pour preuve cet article trouvé sur le site d'Only For DJs, qui a de quoi calmer les ardeurs les plus optimistes concernant le clubbing et la programmation des clubs en France :
http://www.onlyfordj...-clubs-francais
Un classement "réel" proposerait donc beaucoup de vieux titres à des places honorables. Cloclo ou Boney M pourraient donc être classés régulièrement, un peu comme Petit Papa Noël revient au top singles chaque année.
Mais les reproches faits aux panélistes de ces classements et aux sociétés les réalisant dépassent de loin l'irréalisme des classements, c'est aussi un autre débat. Si tu retrouvais dans les clubs fréquentés à peu de chose près les titres présents dans les classements, nul doute que tu choisissais des clubs panélistes parmi les plus disciplinés et assidus.
Deux choses sinon : dire que "les morceaux qui figurent en tête des hits des clubs coïncident, comme dans les années 90 avec les titres dance les plus vendus/téléchargés" est globalement faux pour le terme coïncider, car ils étaient joués et atteignaient leurs meilleures positions en clubs avant de rentrer au top singles et de passer en radio hors émissions spécialisées (sauf les radios atypiques, M40, Maxximum...). Les ventes venaient après le succès en clubs, souvent mêmes elles en découlaient directement. Pour les années 80, ce n'était pas souvent le cas, consulter les classements des 80's sur le site de SMR et les comparer aux Top 50 confirme que les titres dance marchaient très souvent en premier au Top 50. Et pour la période actuelle, il y a vraiment de tout, tout dépend si la promo clubs est faite en amont ou en aval des ventes-passages radios. C'est d'ailleurs un des reproches faits aux panélistes, par exemple beaucoup se mettent juste à diffuser la daube de Ke$ha alors que le succès du titre est déjà là.
Enfin, pour Maxximum, tu dois faire référence au "Must de Maxx", le classement diffusé à l'époque. Comme son nom l'indique, il n'avait absolument aucun lien avec la diffusion de titres en clubs ou les ventes, c'était le classement des titres les plus diffusés sur la station et les plus plébiscités par les auditeurs (qui devaient voter sur minitel !). Le "Tous En Boîte" de M40 partait d'ailleurs d'un principe comparable, être influent et précurseur plutôt qu'établir un constat. Maxximum avait même d'opposé au système des classements clubs que les attachés de presse et les promo-clubs des labels dance français (qui commençaient à prendre de l'importance) n'étaient pas les bienvenus dans les locaux de la station, ainsi la règle était claire dès le départ.
Au passage je répondrai aux autres posts dans les autres topics quand j'aurai plus de temps pour cela.
#5
Posté 04 février 2010 - 03:54
Pour répondre à la question de Klems, oui je mets des majuscules à chaque mot de l'intitulé pour souligner que ce que je dis est hyper important :D ... Euh en fait non, les majuscules se mettent toutes seules semble-t-il ;-)
Non ma référence c'est plutôt Me Vergez ^^. Mais c'est vrai que je me plais assez à contredire des opinions que je trouve trop subjectives ou radicales :D
Je suis d'accord sur pas mal de choses. Je ne serais pas du tout étonné, pour avoir fréquenté pas mal de boîtes généralistes au cours des 2 dernières décennies, que "Alexandrie, Alexandra", "YMCA", "Enola Gay" et "Sweet Dreams", entre autres, soient mieux classés que les tubes du moment si le classement intégrait les golds.
Pour ce qui est de l'aspect "promotion" des classements, ce n'est en effet pas un débat nouveau : un classement est-il juste un reflet de la réalité ou bien contribue-t-il à modifier cette réalité ? Déjà dans les années 80 avaient circulé des rumeurs sur le Top 50. Les maisons de disques auraient acheté en masse leurs propres singles dans le but de les faire entrer dans le classement et ainsi les faire connaître. Une idée qui pourrait être plausible aujourd'hui (puisqu'il suffit de 30 singles vendus pour apparaître dans le top 100 des meilleures ventes), mais qui relevait du fantasme à cette époque où un n°1 des ventes totalisait fréquemment plusieurs centaines de milliers d'unités écoulées dans une semaine.
J'entends bien que les classements clubs ne prennent en compte que certaines plages horaires, mais il me semble peu vraisemblable qu'il existe des "tubes" de boîte complètement oubliés parce que systématiquement programmés hors de ces plages. Ou alors des morceaux que le DJ a réussi à imposer dans sa boîte, mais qui ne seront pas les mêmes que chez le voisin.
L'article d'Only For DJs laisse songeur en effet. L'omniprésence des titres dancehall/afro ces dernières années est évidente, mais au vu du bilan annuel, il semblerait que ceux-ci continuent à être joués longtemps après leur succès quand la durée de vie d'un titre dance reste limitée. Mais c'est un autre sujet.
Je parle là de clubs généralistes, dont la programmation dans la salle principale est à peu de chose identique de l'un à l'autre : une session tubes dance du moment, puis RnB, slows, musique latina, afro, dance old-school, re-tubes dance du moment, avec intercalées des sessions plus underground en fonction de la boîte (chez nous on a même des plages de musique bretonne ^^). Après, c'est vrai qu'il y a des clubs plus spécialisés, techno ou rock, et effectivement je doute qu'ils figurent parmi les clubs panélistes, mais la musique qu'ils diffusent n'est guère connue que par les afficionados du lieu ou d'un genre particulier.
Oui, je reconnais que cet argument n'était pas bien solide. C'est vrai que, dans les années 80 comme aujourd'hui, les titres dance marchent dans les clubs avant de connaître un écho dans les ventes. Cela dit, ça ne remet pas en cause l'idée que ce qui marche en club, et ensuite dans les diffusions radio et les ventes, ce sont les morceaux populaires du moment, et les David Guetta et Bob Sinclar sont représentatifs du son de leur époque comme l'ont été auparavant Den Harrow, Technotronic et 2 Unlimited.
Je faisais référence à ce classement de Maxximum parce que c'était, en fin de compte, le genre de classement propre à satisfaire les amateurs exigents de dance, qui aurait probablement inclu les morceaux diffusés hors des horaires-clé des clubs du panel... Mais qu'on le veuille ou non, et quand bien même la station radio essayait de booster certains morceaux moins commerciaux, ce qui marchait à l'époque c'était Indra et Rozlyne Clarke. Aujourd'hui, c'est David Guetta. A mon sens ce n'est ni plus ni moins bien. C'est juste de la dance commerciale, comme il y aura toujours, de même qu'une dance/house plus underground existera toujours, mais ne figurera pas davantage dans les classements clubs.
Moratto, le 22 janvier 2010 - 00:48, dit :
Sinon, Luchikk, j'ai l'impression que tu te complais bien dans le rôle de l'avocat du diable, travaillerais-tu avec Maître Collard ? ;)
Non ma référence c'est plutôt Me Vergez ^^. Mais c'est vrai que je me plais assez à contredire des opinions que je trouve trop subjectives ou radicales :D
Moratto, le 22 janvier 2010 - 00:48, dit :
Alors oui, ces classements sont essentiellement à but promotionnel, ce qui n'est pas nouveau d'ailleurs, mais c'est un autre débat... ça ne sous-entend pas nécessairement que ce qui y figure ne correspond pas à la réalité de la diffusion de certains panélistes, mais il y a différents points qui sont d'importance, déjà que les enregistrements effectués par les panélistes ne concernent pas la totalité de la programmation d'une nuit, donc que les titres joués (parfois plusieurs fois) pendant l'enregistrement ressortent plus dans les classements que ceux qui le sont hors enregistrement. Ensuite, et c'est surtout la plus grosse différence, chaque classement a sa méthodologie (Yacast 16 semaines etc...) et aucun classement publié n'inclut les titres anciens, or les récurrents et golds ont une place chaque année plus importante dans la diffusion en clubs.
J'en veux pour preuve cet article trouvé sur le site d'Only For DJs, qui a de quoi calmer les ardeurs les plus optimistes concernant le clubbing et la programmation des clubs en France :
http://www.onlyfordj...-clubs-francais
Un classement "réel" proposerait donc beaucoup de vieux titres à des places honorables. Cloclo ou Boney M pourraient donc être classés régulièrement, un peu comme Petit Papa Noël revient au top singles chaque année.
J'en veux pour preuve cet article trouvé sur le site d'Only For DJs, qui a de quoi calmer les ardeurs les plus optimistes concernant le clubbing et la programmation des clubs en France :
http://www.onlyfordj...-clubs-francais
Un classement "réel" proposerait donc beaucoup de vieux titres à des places honorables. Cloclo ou Boney M pourraient donc être classés régulièrement, un peu comme Petit Papa Noël revient au top singles chaque année.
Je suis d'accord sur pas mal de choses. Je ne serais pas du tout étonné, pour avoir fréquenté pas mal de boîtes généralistes au cours des 2 dernières décennies, que "Alexandrie, Alexandra", "YMCA", "Enola Gay" et "Sweet Dreams", entre autres, soient mieux classés que les tubes du moment si le classement intégrait les golds.
Pour ce qui est de l'aspect "promotion" des classements, ce n'est en effet pas un débat nouveau : un classement est-il juste un reflet de la réalité ou bien contribue-t-il à modifier cette réalité ? Déjà dans les années 80 avaient circulé des rumeurs sur le Top 50. Les maisons de disques auraient acheté en masse leurs propres singles dans le but de les faire entrer dans le classement et ainsi les faire connaître. Une idée qui pourrait être plausible aujourd'hui (puisqu'il suffit de 30 singles vendus pour apparaître dans le top 100 des meilleures ventes), mais qui relevait du fantasme à cette époque où un n°1 des ventes totalisait fréquemment plusieurs centaines de milliers d'unités écoulées dans une semaine.
J'entends bien que les classements clubs ne prennent en compte que certaines plages horaires, mais il me semble peu vraisemblable qu'il existe des "tubes" de boîte complètement oubliés parce que systématiquement programmés hors de ces plages. Ou alors des morceaux que le DJ a réussi à imposer dans sa boîte, mais qui ne seront pas les mêmes que chez le voisin.
L'article d'Only For DJs laisse songeur en effet. L'omniprésence des titres dancehall/afro ces dernières années est évidente, mais au vu du bilan annuel, il semblerait que ceux-ci continuent à être joués longtemps après leur succès quand la durée de vie d'un titre dance reste limitée. Mais c'est un autre sujet.
Moratto, le 22 janvier 2010 - 00:48, dit :
Mais les reproches faits aux panélistes de ces classements et aux sociétés les réalisant dépassent de loin l'irréalisme des classements, c'est aussi un autre débat. Si tu retrouvais dans les clubs fréquentés à peu de chose près les titres présents dans les classements, nul doute que tu choisissais des clubs panélistes parmi les plus disciplinés et assidus
Je parle là de clubs généralistes, dont la programmation dans la salle principale est à peu de chose identique de l'un à l'autre : une session tubes dance du moment, puis RnB, slows, musique latina, afro, dance old-school, re-tubes dance du moment, avec intercalées des sessions plus underground en fonction de la boîte (chez nous on a même des plages de musique bretonne ^^). Après, c'est vrai qu'il y a des clubs plus spécialisés, techno ou rock, et effectivement je doute qu'ils figurent parmi les clubs panélistes, mais la musique qu'ils diffusent n'est guère connue que par les afficionados du lieu ou d'un genre particulier.
Moratto, le 22 janvier 2010 - 00:48, dit :
Deux choses sinon : dire que "les morceaux qui figurent en tête des hits des clubs coïncident, comme dans les années 90 avec les titres dance les plus vendus/téléchargés" est globalement faux pour le terme coïncider, car ils étaient joués et atteignaient leurs meilleures positions en clubs avant de rentrer au top singles et de passer en radio hors émissions spécialisées (sauf les radios atypiques, M40, Maxximum...). Les ventes venaient après le succès en clubs, souvent mêmes elles en découlaient directement. Pour les années 80, ce n'était pas souvent le cas, consulter les classements des 80's sur le site de SMR et les comparer aux Top 50 confirme que les titres dance marchaient très souvent en premier au Top 50. Et pour la période actuelle, il y a vraiment de tout, tout dépend si la promo clubs est faite en amont ou en aval des ventes-passages radios. C'est d'ailleurs un des reproches faits aux panélistes, par exemple beaucoup se mettent juste à diffuser la daube de Ke$ha alors que le succès du titre est déjà là.
Oui, je reconnais que cet argument n'était pas bien solide. C'est vrai que, dans les années 80 comme aujourd'hui, les titres dance marchent dans les clubs avant de connaître un écho dans les ventes. Cela dit, ça ne remet pas en cause l'idée que ce qui marche en club, et ensuite dans les diffusions radio et les ventes, ce sont les morceaux populaires du moment, et les David Guetta et Bob Sinclar sont représentatifs du son de leur époque comme l'ont été auparavant Den Harrow, Technotronic et 2 Unlimited.
Moratto, le 22 janvier 2010 - 00:48, dit :
Enfin, pour Maxximum, tu dois faire référence au "Must de Maxx", le classement diffusé à l'époque. Comme son nom l'indique, il n'avait absolument aucun lien avec la diffusion de titres en clubs ou les ventes, c'était le classement des titres les plus diffusés sur la station et les plus plébiscités par les auditeurs (qui devaient voter sur minitel !). Le "Tous En Boîte" de M40 partait d'ailleurs d'un principe comparable, être influent et précurseur plutôt qu'établir un constat. Maxximum avait même d'opposé au système des classements clubs que les attachés de presse et les promo-clubs des labels dance français (qui commençaient à prendre de l'importance) n'étaient pas les bienvenus dans les locaux de la station, ainsi la règle était claire dès le départ.
Je faisais référence à ce classement de Maxximum parce que c'était, en fin de compte, le genre de classement propre à satisfaire les amateurs exigents de dance, qui aurait probablement inclu les morceaux diffusés hors des horaires-clé des clubs du panel... Mais qu'on le veuille ou non, et quand bien même la station radio essayait de booster certains morceaux moins commerciaux, ce qui marchait à l'époque c'était Indra et Rozlyne Clarke. Aujourd'hui, c'est David Guetta. A mon sens ce n'est ni plus ni moins bien. C'est juste de la dance commerciale, comme il y aura toujours, de même qu'une dance/house plus underground existera toujours, mais ne figurera pas davantage dans les classements clubs.
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